Premier cours prénatal

Mardi le 14 juin dernier, nous avons eu un téléphone de la Maison des naissances pour nous aviser que nous devions nous inscrire aux cours prénataux le plus rapidement possible, étant donné que l’offre de cours diminue considérablement en saison estivale. Ils nous offraient d’aller au cours le soir même, ce qui ne fonctionne pas avec l’horaire de papa, ou sinon, ils avaient aussi de la disponibilité pour un dernier couple le lendemain soir. Nous avons saisi l’occasion, puisque pas plus tard que la veille, nous nous interrogions à savoir quand nous allions suivre les fameux cours et cela nous rendait perplexes de ne toujours pas avoir eu de nouvelles, alors que nous sommes à moins de 8 semaines de la date prévue pour l’accouchement. Nous nous demandions en fait si notre nom n’avait pas tout simplement été oublié sur la liste, puisque nous nous étions inscrits sur la liste d’attente le rendez-vous précédent en mai, tout juste avant de partir en voyage. Mais bon, l’important, c’est tout d’abord de pouvoir suivre les cours, mais surtout, de pouvoir y assister ensemble, ce qui est finalement le cas. Cependant, puisque l’offre de cours est moindre, nous ne pourrons pas les suivre en ordre, mais cela importe peu, tant qu’au final nous puissions faire les quatre!

Ainsi, le mercredi 15 juin de 19h00 à 21h00, nous avons eu notre premier cours, qui est en fait le cours numéro 2, sur la réalité de l’accouchement, un euphémisme pour parler de la douleur. En Maison de naissance, il n’y a pas de péridurale, si la patiente en désire absolument une, elle doit être transférée à l’hôpital (ce qui arrive parfois). Ainsi, la sage-femme qui donnait le cours nous a plutôt parler des techniques pour gérer naturellement la douleur, ainsi que donné des explications scientifiques sur les causes et les cycles de cette dernière. Ainsi, si la femme devient stressée ou a peur de ses prochaines contractions, elle libère de l’adrénaline, ce qui place son corps en position de fuite, empêche la progression de l’accouchement et augmente la douleur, ce qui augmente à nouveau le stress et la peur etc. Un cercle vicieux peut rapidement s’installer.

L’idéal est plutôt de favoriser la libération des endorphines, des hormones qui facilitent le travail et placent la femme en «état second», lui permettant de gérer ou d’endurer plus facilement la douleur. Pour cela, un cadre intime, sécuritaire et la présence de gens qui peuvent la calmer ou la rassurer sont essentiels. Le papa a donc un grand rôle a jouer pour aider la mère à se détendre, soit en lui donnant des compresses chaudes ou froides selon ses besoins, en la massant, en faisant des points de pression, en lui rappelant de changer souvent de positions ou encore tout simplement de ne pas oublier d’aller à la salle de bain (NB: une vessie pleine augmente la douleur!), de boire et de manger. La sage-femme, elle, guide le couple, l’assiste et est prête à intervenir en cas de pépins, en plus de monitorer régulièrement l’état de la mère et du bébé (et du papa 😉 ). C’est la même sage-femme qui accompagne le couple du début du travail à la fin, ce qui rend le suivi beaucoup plus étroit et intime, il n’y a pas de rotation d’intervenants au cours de l’accouchement.

La philosophie et les méthodes des Maisons de naissance me plaisent beaucoup (respect de la femme, du couple, c’est la mère qui donne naissance et non l’équipe médicale etc.), et ce cours n’a fait que confirmer ce que nous savions déjà en grande partie. Évidemment, accoucher me fait un peu peur, car c’est complètement inconnu pour moi, mais je me dis qu’ainsi, si tout fonctionne (personne n’est à l’abri d’éventuelles complications et le tout pourrait aussi bien finir en césarienne, j’en suis bien consciente!), nous allons pouvoir offrir à notre fille une venue au monde qui la respecte le plus possible, en suivant son rythme à elle. En fait, plus que de l’angoisse, je ressens surtout une vive envie de la rencontrer et je me dis concernant l’accouchement que chaque contraction, chaque moment douloureux est un moment qui va me rapprocher de cette rencontre, donc je ne dois pas fuir ou l’éviter, mais plutôt le vivre pleinement pour enfin pouvoir prendre ma fille dans mes bras. Vu ainsi, c’est pas mal moins stressant 😉

Bref, ça été un cours fort instructif et nous avons hâte d’assister au deuxième la semaine prochaine, qui concerne l’accueil du nouveau-né!

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