Au revoir Amy…

Chère Annabelle,

Cette fin de semaine du 3 avril, tu as du sentir que tes parents sont bouleversés. Vois-tu, nous avions une compagne très attachante dans notre vie, un petit chat noir et blanc du nom d’Amy. Très affectueuse, elle était tout le temps avec nous, aimait se coucher sur nous le soir, étant toujours dans la même pièce que nous, trottinant vers nous le matin à notre réveil pour avoir des câlins, bref, elle occupait une part importante de notre quotidien.

Dimanche, quand nous sommes revenus de magasiner, nous nous préparions pour prendre les habituelles photographies de l’évolution de ma grossesse, comme à toute les semaines. Mais Amy a vomit une première fois, puis une seconde quelques minutes plus tard. Ça nous a inquiété, alors on a davantage surveillé ses actions. Elle allait à la litière sans arrêt, donc on s’est dit qu’elle était peut-être constipée et lui avons donné du laxatif. Sans succès. Peut-être avait-elle soif? J’ai rafraîchis son bol d’eau et elle s’est ruée dessus. Nous pensions avoir trouvé le problème, mais non. Elle continuait à miauler, aller à la litière, sans pour autant produire d’urine ou de selles. Malheureusement pour nous, sa clinique étant fermée le dimanche, nous étions bien embêtés à savoir quoi faire. Nous avons attendu encore un peu, et elle a revomit trois autres fois en trois heures. Après quelques recherches, nous avons trouvé que l’hôpital vétérinaire de Saint-Hyacinthe prenait les urgences tous les jour, à toutes les heures. Nous nous sommes résignés à l’amener consulter, en se disant qu’elle avait peut-être une infection urinaire ou un fécalome.

Malheureusement pour nous, ce n’était ni un, ni l’autre. Ils lui ont fait des prises de sang, des palpations et une échographie, et on trouvé une masse infiltrante dans ses intestins, autrement dit, une tumeur. Ils étaient certains à 90% du diagnostic, mais des analyses plus poussées, au coût de 1 000$, permettraient de confirmer la tumeur et de la qualifier, afin de savoir quelle chimiothérapie utiliser pour la soigner. J’ai craqué dans la salle d’examen et je me suis mise à pleurer sans arrêt. En effet, je venais de comprendre que ce n’était pas bénin du tout, en fait, notre chère Amy était très malade, trop malade peut-être même pour pouvoir continuer avec nous. Comme nous étions sous le choc, nous avons demandé à ce qu’elle reste à l’hôpital pour la nuit, pour au moins recevoir des calmants et des anti-douleurs pour la soulager, car les vétérinaires nous disaient qu’elle était très souffrante.

Comme tu l’as remarqué probablement, nous n’avons pas vraiment dormi cette nuit là, mais nous avons conclu qu’avec ton arrivée imminente, il nous était impossible de remplir nos obligations face à Amy advenant un traitement de chimiothérapie. Nous ne pouvons pas lui fournir un environnement calme et propice à son rétablissement, et encore moins aller à l’hôpital de une à deux fois par semaine, en plus des rendez-vous sage-femme, des préparatifs pour ta naissance et les soins à te donner une fois avec nous. De plus, puisqu’Amy était déjà d’un certain âge (8 ans) et plutôt maigre, ses chances de survies n’étaient pas très élevées en cas de chirurgie ou de traitement agressif. Finalement, rien de nous confirmait que la chimiothérapie allait réellement améliorer sa qualité de vie, car les chats n’expriment pas vraiment la douleur, rendant presque impossible toute tentative d’alléger d’éventuels effets secondaires, à moins qu’ils ne soient évidents. Nous avons pris la décision de la laisser partir, pendant qu’elle ne souffrait pas encore trop et que nous pouvions garder d’elle le meilleur souvenir qui soit.

Ainsi, lundi matin, nous sommes retournés à l’hôpital vétérinaire, cette fois pour une dernière piqûre. Ma chérie, je pensais sincèrement qu’Amy et toi alliez avoir la chance de vous connaître, qu’elle allait être ton premier animal de compagnie et ta première compagne de jeu. Je suis certaine que vous vous seriez très bien entendues toutes les deux! D’ailleurs, depuis que je suis enceinte, elle se couchait tout le temps sur mon bas ventre et ronronnait. Tu l’as donc déjà entendue et sentie plusieurs fois déjà. Malheureusement, tu ne pourras pas la connaître plus que ça.

Alors, si tu ressens que nous avons beaucoup de chagrin depuis quelques temps, c’est pour cela. Je me force à manger et à dormir convenablement malgré la peine, puisque tu as besoin de ça pour bien grandir. Je veux aussi te remercier d’être là, ça m’aide à soulager ma peine que de penser à toi et à notre famille qui s’agrandit bientôt, même si elle doit rapetisser d’abord. Ma chérie, voici donc quelques images du chat que tu connais déjà un peu, mais que tu ne pourras pas connaître davantage:

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Chère Amy, merci de nous avoir laissé prendre soin de toi durant les 8 dernières années. Tu aurais été une fantastique compagne pour Annabelle, mais la vie en a décidé autrement. Repose en paix ma belle et amuses-toi bien au paradis des chats.

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